Que faire en cas de discrimination dans la location

La discrimination dans la location est strictement interdite par la loi française et peut faire l'objet de sanctions pénales. Si tu es victime de discrimination, tu peux saisir le Défenseur des droits, porter plainte ou engager une action civile contre le propriétaire ou l'agence.

Reconnaître les critères de discrimination interdits

L'article 225-1 du Code pénal et la loi du 6 juillet 1989 interdisent toute discrimination fondée sur 25 critères spécifiques. Dans le domaine du logement, un propriétaire ne peut pas refuser ta candidature en raison de ton origine, ton sexe, ta situation familiale, ton handicap, ta religion, ton orientation sexuelle, ton âge, ton apparence physique, ton patronyme, ton lieu de résidence, ta situation économique (sauf insolvabilité), ta particulière vulnérabilité économique ou sociale.

Certaines pratiques courantes constituent des discriminations : refuser un dossier parce que tu es étudiant étranger, demander systématiquement plus de garanties aux locataires d'origine étrangère, ou encore écarter ta candidature parce que tu es en situation de handicap. Les annonces mentionnant des préférences discriminatoires ("pas d'enfants", "profil français souhaité") sont également illégales.

Constituer des preuves de discrimination

Pour faire valoir tes droits, tu dois rassembler des preuves de la discrimination subie. Conserve tous les échanges écrits (emails, SMS, courriers) avec le propriétaire ou l'agence. Les annonces discriminatoires constituent des preuves directes, pense à les capturer d'écran. Si la discrimination s'exprime oralement, note immédiatement la date, l'heure, le lieu et les propos tenus.

Le testing peut également servir de preuve : il s'agit de faire candidater plusieurs profils similaires ne différant que par le critère supposé discriminatoire. Cette méthode est reconnue par les tribunaux comme moyen de preuve valable.

Les recours possibles contre la discrimination

Tu disposes de plusieurs options pour faire valoir tes droits. Le Défenseur des droits constitue un recours gratuit et accessible en ligne ou par courrier. Cette autorité indépendante peut mener une enquête, proposer une médiation ou saisir le procureur si nécessaire.

Sur le plan pénal, tu peux porter plainte au commissariat ou directement auprès du procureur. La discrimination au logement est punie de 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende selon l'article 225-2 du Code pénal. Tu peux aussi engager une action civile pour obtenir des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi.

Les sanctions encourues par les discriminants

Les propriétaires et agences qui discriminent s'exposent à de lourdes sanctions. Outre les sanctions pénales, ils risquent des amendes administratives pouvant atteindre 15 000 euros pour une personne physique et 75 000 euros pour une personne morale. Les professionnels de l'immobilier peuvent également voir leur carte professionnelle suspendue ou retirée.

Les principales actions à retenir en cas de discrimination :

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