État des lieux

État des lieux de sortie : 10 erreurs à éviter absolument

Évite les pièges de l'état des lieux de sortie ! Découvre les 10 erreurs les plus courantes et comment protéger ta caution.

LK
L'équipe Lockli
Publié le 10 juillet 2026
⏱ 10 min de lecture

L'état des lieux de sortie est l'un des moments les plus redoutés de la vie locative. Et pour cause : une erreur, une signature trop rapide, un détail oublié… et c'est une partie de ta caution qui s'envole. En France, le dépôt de garantie représente un à deux mois de loyer hors charges, soit souvent plusieurs centaines, voire milliers d'euros. Pourtant, beaucoup de locataires commettent les mêmes erreurs lors de l'EDL par méconnaissance de leurs droits ou par manque de préparation. Cet article passe en revue les 10 pièges les plus fréquents pour t'aider à récupérer ta caution en intégralité — ou du moins à éviter les mauvaises surprises.

1. Ne pas comparer l'état des lieux d'entrée et de sortie

C'est l'erreur numéro un. L'état des lieux de sortie n'a de valeur que mis en regard avec l'état des lieux d'entrée. Ces deux documents forment un binôme indissociable : c'est leur comparaison qui permet de déterminer ce qui relève de la vétusté normale et ce qui constitue une dégradation imputable au locataire.

Avant le jour J, retrouve ton état des lieux d'entrée et relis-le pièce par pièce. Note chaque remarque déjà présente à ton arrivée : un mur taché, un parquet rayé, un volet défaillant. Si ces éléments n'ont pas été consignés à l'entrée, le propriétaire ne peut légalement pas te les facturer à la sortie. C'est un principe fondamental issu de la loi du 6 juillet 1989 (article 3-2), renforcé par la loi ALUR de 2014.

2. Signer trop vite sans vérifier chaque pièce

La pression du déménagement, les cartons à finir, le camion qui attend… L'état des lieux de sortie se fait souvent dans la précipitation. Résultat : on signe un document incomplet ou inexact sans s'en rendre compte.

Prends le temps de visiter chaque pièce méthodiquement, du sol au plafond. Vérifie :

Si le propriétaire ou l'agent immobilier te presse, rappelle-lui poliment que tu as le droit de prendre le temps nécessaire. Aucune loi ne fixe une durée maximale pour réaliser cet état des lieux.

3. Confondre vétusté et dégradation

C'est l'une des erreurs EDL les plus coûteuses. La vétusté désigne l'usure normale d'un bien due au temps et à un usage raisonnable. Elle est à la charge du propriétaire, pas du locataire. Une peinture qui jaunit après 7 ans, une moquette usée après 10 ans, un joint de douche qui se décolle… tout cela relève de la vétusté.

La loi ALUR a prévu la possibilité d'établir une grille de vétusté par accord collectif de branche. Certains bailleurs l'appliquent, d'autres non. Par exemple, selon les grilles les plus courantes :

Si le propriétaire te réclame un rafraîchissement complet de peinture alors que tu habites là depuis 8 ans, conteste. Il ne peut te facturer qu'une quote-part, voire rien du tout selon la grille applicable.

4. Ne pas photographier (ou mal photographier)

Les photos sont ta meilleure protection. Pourtant, beaucoup de locataires négligent cet aspect ou prennent des clichés trop flous, trop sombres ou trop larges pour être exploitables.

Voici comment photographier efficacement lors de ton état des lieux de sortie :

En cas de désaccord, ces images constituent une preuve recevable devant la commission départementale de conciliation ou le tribunal judiciaire.

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5. Oublier de signaler les réserves sur le document

Si tu n'es pas d'accord avec une mention inscrite sur l'état des lieux de sortie, tu dois émettre une réserve par écrit directement sur le document. Signer sans réserve vaut acceptation tacite de l'ensemble du contenu.

Concrètement, si le propriétaire note « trou dans le mur chambre 2 » alors que ce trou existait déjà à ton entrée, tu