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Sous-louer son appartement : est-ce légal ? Le guide complet

Sous-louer son appartement est-il légal en France ? Conditions, autorisations, risques et démarches : tout ce qu'il faut savoir avant de se lancer.

LK
L'équipe Lockli
Publié le 9 juillet 2026
⏱ 10 min de lecture

Tu pars en vacances deux semaines et ton appartement reste vide ? Tu veux arrondir tes fins de mois en louant ta chambre sur Airbnb ? L'idée de sous-louer son appartement attire de nombreux locataires. Mais avant de publier une annonce, il y a une question incontournable : est-ce légal ? La réponse courte est oui… sous certaines conditions strictes. En France, la sous-location est encadrée par la loi, et ignorer ces règles peut coûter cher : résiliation du bail, remboursement des loyers perçus, voire poursuites judiciaires. Ce guide complet te donne toutes les clés pour sous-louer en toute légalité.

Qu'est-ce que la sous-location ?

La sous-location consiste, pour un locataire, à louer tout ou partie du logement qu'il occupe à une tierce personne, appelée le sous-locataire. En contrepartie, le sous-locataire verse un loyer au locataire principal, qui reste lui-même redevable du loyer auprès du propriétaire.

Il existe plusieurs formes de sous-location :

Dans tous les cas, le cadre juridique est le même : la loi française impose des règles précises que tout locataire doit respecter.

La sous-location est-elle légale en France ?

La sous-location d'un appartement est légale en France, mais elle est strictement conditionnée par l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989, qui régit les locations à usage d'habitation principale. Cet article est clair :

Ces deux conditions sont cumulatives. Sans l'accord écrit du bailleur, la sous-location est considérée comme illicite, même si le sous-locataire paie un loyer raisonnable.

La loi ALUR de 2014 a renforcé ces dispositions, notamment en matière de transparence et de protection des parties. Elle a également introduit des règles spécifiques pour la sous-location de courte durée dans les grandes villes.

Comment obtenir l'autorisation de son propriétaire ?

L'autorisation du propriétaire doit être écrite. Un accord verbal n'a aucune valeur juridique en cas de litige. Voici comment procéder concrètement :

  1. Envoie une lettre recommandée avec accusé de réception à ton propriétaire, en précisant la durée envisagée de la sous-location, l'identité du sous-locataire et le loyer mensuel prévu.
  2. Attends sa réponse écrite. S'il ne répond pas, son silence ne vaut pas accord.
  3. Si le propriétaire accepte, conserve précieusement son courrier ou son e-mail signé : c'est ta protection en cas de contrôle.

Certains contrats de bail interdisent explicitement la sous-location. Dans ce cas, même si tu obtiens l'accord verbal de ton propriétaire, assure-toi de faire modifier le bail ou d'obtenir un avenant écrit. Sans cela, la clause du bail prévaut.

Bon à savoir : un propriétaire peut refuser la sous-location sans avoir à justifier sa décision. Il n'existe pas de recours légal pour contester ce refus.

La sous-location Airbnb : un cas particulier

La sous-location Airbnb est l'une des pratiques les plus répandues, mais aussi l'une des plus risquées si elle n'est pas encadrée correctement. Publier son appartement sur Airbnb en tant que locataire, c'est faire de la sous-location de courte durée. Les règles générales s'appliquent donc : accord écrit du propriétaire obligatoire, loyer plafonné au montant du loyer principal.

Les règles spécifiques dans les grandes villes

Dans les communes de plus de 200 000 habitants (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice…) et dans les départements des Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, le Code de la construction et de l'habitation (CCH) impose des règles supplémentaires :

Ce que risquent les plateformes et les locataires

Airbnb est tenu, depuis 2021, de transmettre automatiquement les revenus de location aux administrations fiscales françaises. Autrement dit, sous-louer ton appartement sans le déclarer expose à un redressement fiscal. Les revenus issus de la sous-location sont imposables au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) à partir de 760 € par an.

Quels sont les risques d'une sous-location illégale ?

Sous-louer sans autorisation ou en violation des règles légales expose à des conséquences sérieuses :