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Sous-louer son appartement : est-ce légal ? Le guide complet

Sous-louer son appartement est-il légal en France ? Découvrez les règles, les risques et les démarches pour une sous-location en toute légalité.

LK
L'équipe Lockli
Publié le 1 juillet 2026
⏱ 10 min de lecture

Tu pars quelques semaines en vacances et tu te dis que ton appartement pourrait rapporter de l'argent pendant ton absence ? Ou peut-être veux-tu t'installer ailleurs temporairement sans rompre ton bail ? La sous-location semble être la solution idéale. Mais attention : en France, sous-louer son appartement sans respecter certaines règles peut avoir de lourdes conséquences. Entre résiliation de bail, remboursement des loyers perçus et litiges judiciaires, les risques sont réels. Ce guide complet te explique tout ce que tu dois savoir pour sous-louer ton appartement légalement, en toute sérénité.

Qu'est-ce que la sous-location d'appartement ?

La sous-location consiste, pour un locataire, à louer tout ou partie du logement qu'il occupe à une tierce personne, appelée le sous-locataire. Le locataire principal devient alors lui-même un bailleur, tout en conservant son contrat de bail avec le propriétaire.

Concrètement, deux situations sont possibles :

Ces deux formes de sous-location existent dans la pratique, notamment via des plateformes comme Airbnb, Abritel ou encore entre particuliers. Mais leur légalité dépend d'une condition absolument incontournable.

La règle d'or : l'autorisation écrite du propriétaire

C'est le point central que tu dois retenir. En France, la sous-location est interdite sans l'accord express et écrit du propriétaire. Ce principe est posé par l'article 8 de la loi du 6 juillet 1989, qui régit les baux d'habitation à titre de résidence principale :

« Le locataire ne peut ni céder le contrat de location, ni sous-louer le logement, sauf avec l'accord écrit du bailleur, y compris sur le prix du loyer. »

Cela signifie que même si ton contrat de bail ne mentionne rien sur la sous-location, tu ne peux pas supposer qu'elle est autorisée. L'absence d'interdiction explicite ne vaut pas autorisation.

Pour être valable, l'accord du propriétaire doit être :

Sous-location Airbnb : une situation particulièrement encadrée

La sous-location Airbnb est l'une des pratiques les plus répandues, notamment dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux. Elle soulève pourtant des questions juridiques spécifiques.

Les règles générales de la sous-location courte durée

Mettre son appartement sur Airbnb quand on est locataire, c'est techniquement une sous-location. Les mêmes règles s'appliquent donc : autorisation écrite du propriétaire obligatoire. Sans cette autorisation, tu t'exposes aux mêmes sanctions que pour n'importe quelle sous-location illégale.

Les règles propres aux locations touristiques

Au-delà de l'accord du propriétaire, la sous-location touristique de courte durée est soumise à des obligations supplémentaires :

Le cas de Paris et des grandes villes

Dans les villes dites "tendues", les contrôles se sont intensifiés ces dernières années. À Paris, par exemple, la mairie a renforcé ses outils de vérification et des amendes pouvant aller jusqu'à 50 000 euros sont prévues pour les propriétaires qui transforment illégalement des logements en meublés touristiques. En tant que locataire qui sous-loue, tu peux toi aussi être sanctionné.

Quels sont les risques si tu sous-loues sans autorisation ?

Sous-louer ton appartement sans l'accord de ton propriétaire constitue une faute grave. Les conséquences peuvent être sévères :

Et côté sous-locataire ? Il ne bénéficie d'aucune protection légale si la