L'abattement micro-foncier est une réduction forfaitaire de 30% appliquée automatiquement sur tes revenus locatifs bruts pour calculer ton impôt sur le revenu. Ce régime fiscal simplifié s'applique si tes revenus fonciers annuels ne dépassent pas 15 000 euros et te dispense de déduire les charges réelles.
Conditions d'application du micro-foncier
Pour bénéficier de l'abattement micro-foncier, tes revenus fonciers bruts annuels doivent rester sous le seuil de 15 000 euros. Ce montant inclut tous tes revenus locatifs : loyers, charges refacturées au locataire, dépôt de garantie non restitué. Si tu dépasses ce plafond, même d'un euro, tu bascules automatiquement au régime réel d'imposition. L'administration fiscale applique cet abattement par défaut, sauf si tu chooses expressément d'opter pour le régime réel en cochant la case 2044 de ta déclaration de revenus.
Calcul et exemple pratique
Concrètement, si tu perçois 12 000 euros de loyers annuels, l'administration applique l'abattement de 30%, soit 3 600 euros. Ton revenu foncier imposable sera donc de 8 400 euros. Cette déduction forfaitaire couvre théoriquement tes frais de gestion, d'entretien, d'assurance et les intérêts d'emprunt. Pour un investissement locatif à Paris, cette simplicité administrative représente un gain de temps considérable.
Avantages et limites du régime
Le micro-foncier présente l'avantage indéniable de la simplicité : aucun justificatif de charges à conserver, pas de déclaration 2044 à remplir. Cependant, si tes charges réelles dépassent 30% de tes revenus locatifs, tu as intérêt à opter pour le régime réel. C'est souvent le cas lors d'une acquisition récente avec un emprunt important, ou si tu effectues des travaux conséquents. Pour t'aider dans cette optimisation fiscale, consulte notre FAQ sur la fiscalité locative qui détaille les différentes stratégies possibles.
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